coeur

Décembre, vivre au service du coeur

décembre, vivre au service du coeur

"D'après Ochwian Biano, un chef de la nation Pueblo, les Blancs étaient fous parce qu'ils prétendaient penser avec la tête, et qu'il n'y a que les fous pour penser ainsi. Cette affirmation du chef indien me surprit beaucoup et je lui demandai de me dire avec quoi il pensait, lui. Il me répondit qu'il pensait avec le coeur." Carl Gustav Jung

Quelle plus belle intention en cette fin d'année que de vivre dans l'alliance de la tête et du coeur, au service du coeur ?

Bien-sûr, allez
 voir DEMAIN avec vos enfants, votre famille, vos amis, vos voisins, partagez largement ce beau moment de bon sens. Oui, un autre monde est possible, et DEMAIN est entre NOS MAINS !

Plus près d'ici, dernier volet de la trilogie au Pré Vert, nous parlerons « Chemin de vie, guérison et Fleurs de Bach » le mardi 15 décembre de 17h30 à 19h (10€ boisson incluse). Venez en avance pour y faire quelques achats de fin d'année : bouquins, thés, tisanes, chocolats et autres douceurs. Beaucoup d'autres jolis endroits existent autour de nous pour faire des courses éthiquement responsables, faisons-les connaître et prospérer !

Merci aux personnes qui me témoignent beaucoup de sympathie et de joie à la lecture de mon livre, et me confortent dans le bonheur de l'avoir concrétisé. Quelques-unes ont commencé à livrer leurs témoignages ici, d'autres suivront ! 

Pour terminer l'année comme il se doit, je vous offre en prime, et avec un grand sourire, une recette de bonheur simple et facilement reproductible avec 
l'hyper moelleux du jeudi soir.

Prenez bien soin de vous et de l’instant présent,

Béatrice

www.unevieenvies.com

 

"L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant." Proverbe japonais.

Photo personnelle, Cirque de Mafate, Novembre 2015

l'empathie

L'EMPATHIE

" L'empathie c'est, à la vitesse de l'éclair, sentir ce que l'autre sent et savoir qu'on ne se trompe pas, comme si le cœur bondissait de la poitrine pour se loger dans la poitrine de l'autre.
C'est une antenne en nous qui nous fait toucher le vivant : feuille d'arbre ou humain.
Ce n'est pas par le toucher qu'on sent le mieux mais par le cœur.
Ce ne sont pas les botanistes qui connaissent le mieux les fleurs, ni les psychologues qui comprennent le mieux les âmes, c'est le cœur. Le cœur est un instrument d'optique bien plus puissant que les télescopes de la Nasa. C'est le plus puissant organe de connaissance, et c'est une connaissance qui se fait sans aucune préméditation, comme si ce n'était plus nous qui faisions attention à l'autre, comme s'il n'y avait plus qu'une attention pure et une bienveillance fondée sur la connaissance de notre mortalité commune.
Ce qui est très curieux, car qui est-on, à ce moment-là ?
Toute sagesse qui vient dans le carcan d'une méthode est dépassée par le cœur.
Ce moment qui foudroie toutes les carapaces d'identité, qui saute par-dessus l'abîme qui me sépare d'autrui et où le cœur de l'autre est deviné jusqu'en ses moindres battements, donne la plus grande lumière possible sur l'autre.
Dans l'empathie, on peut prendre soin de l'autre comme jamais il ne prendra soin de lui-même, par une attention qui est tendue comme un rai de lumière, mais il n'y a aucune emprise psychique sur lui. C'est l'art double de la plus grande proximité et de la distance sacrée.
(........)
Sans le cœur, il n'y a pas d'empathie, car avoir du cœur, c'est sortir de soi, mais s'il faut ressentir l'autre jusqu'à presque le devenir, il faut en même temps maintenir une distance sous peine de sombrer dans la fusion. L'empathie livrée à elle-même va à l'infini et par là elle se perd.
C'est par empathie que la mère arrive à entendre les pleurs de l'enfant juste avant qu'ils n'arrivent, mais c'est par fusion que certaines mères ligotent l'âme de l'enfant à la leur de manière infernale : la limite de l'empathie, c'est la fusion, qui est de l'entre-dévorement.
Dans l'état de fusion totale, une mère n'aura même pas besoin de parler pour que l'enfant agisse, parce qu'elle lui parle à l'intérieur de lui. Dans la fusion, la proximité est terrible parce que quelqu'un a pris le pouvoir sur quelqu'un d'autre.
La distance, qui n'est peut-être qu'une ligne de démarcation, est faite avec le couteau de la parole. C'est le langage qui empêche l'anthropophagie de la fusion. "
Christian BOBIN
Extrait de « La lumière du monde »

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